7. Saint Jean triomphant de l’épreuve de la coupe empoisonnée :

Le grand prêtre du temple d’Artémis à Éphèse, nommé Aristodème, dit à saint Jean l’Évangéliste pour l’éprouver : « Si tu veux que je crois en ton Dieu, je te donnerai du poison à boire et s’il ne te fait aucun mal, c’est que ton Dieu sera le vrai Dieu. » Après avoir pilé des reptiles venimeux dans un mortier, il essaie d’abord l’effet du poison sur deux condamnés qui succombent aussitôt. Alors l’Apôtre prend à son tour la coupe et, ayant fait le signe de la croix, il boit d’un trait le poison sans en éprouver aucun mal. Puis il ressuscite les deux condamnés en étendant sur eux son manteau.

Deux passages des Évangiles (Matthieu XX, 20-24 et Marc XVI, 17-18) sont à l’origine de cette légende popularisée et amplifiée par la Légende dorée. Les artistes du Moyen-Âge l’illustrent toujours de la même façon : saint Jean vient de faire le signe de croix, le venin, sous la forme d’un dragon noir, sort de la coupe dont le contenu devient inoffensif. Au second plan, Aristodème est le personnage en bleu dont la tenue rappelle celle d’un rabin.

RÉAU, Louis : Iconographie de l’art chrétien, TIII/2, pages 708 à 720.

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