6. Almanach pour 16 ans :

Le système employé dans ce livre d’heures est encore un calendrier permanent ; il comporte deux parties :

·       un tableau des éléments mobiles, celui de la page 3, précisant, pour une période de seize ans allant de 1510 à 1525 inclus, la date de la fête de Pâques, le nombre d’or, la lettre dominicale et la lettre bissextile ;

·       des tableaux fixes pour tous les mois de l’année, ceux des pages 4 à 9 inclus, donnant pour chaque jour de l’année, le rapport au calendrier romain (kalendes), la lettre dominicale et les principales fêtes des saints.

Dans ces derniers tableaux à chaque jour de l’année est affectée une lettre de A à G, dite lettre dominicale, en commençant le 1er janvier par la lettre A et ce jusqu’au 31 décembre qui est également un A. Ce découpage représente bien cinquante-deux semaines de sept jours, plus un jour pour faire 365 jours. La lettre dominicale de l’année permet de savoir quel jour est le premier dimanche de l’année, et tous les suivants ; ainsi prenons l’année 1515 si célèbre, la lettre dominicale est un G, le premier dimanche de l’année était donc le 7 janvier, le dimanche suivant, le 14 janvier, le 21 et le 28. Le 1er janvier 1515 était donc un lundi, lettre A ; le 2 janvier était un mardi et ainsi de suite. En consultant le tableau de la page 8 on découvre que les 13 et 14 septembre, jours de la bataille de Marignan, étaient affectés des lettres D et E, donc la bataille a eu lieu un jeudi et un vendredi.

Pour les années bissextiles où l’on rajoute un jour au mois de février, jusqu’à la fin de ce mois on utilise la lettre dominicale ; à partir du mois de mars et jusqu’à la fin de l’année, c’est la lettre bissextile qui est utilisée, soit la lettre suivante. Dans le tableau de la page 3, pour l’année 1516 qui est bissextile, on voit que la lettre dominicale est un E, la lettre bissextile est un F.

Pour faciliter l’exploitation des tableaux mensuels des pages 4 à 9, une colonne a été ajoutée à gauche pour donner le quantième du mois. Ont été supprimés les reports des derniers jours d’une page sur la page suivante, comme c’est le cas pour le 30 avril, en haut de la page six, colonne de gauche, ou même pour les 29 et 30 juin, en haut de la page 7, colonne de gauche, et non en bas de la page 6, colonne de droite.

En ce qui concerne le calendrier religieux, la connaissance de la date de la fête de Pâques permet de calculer toutes les autres fêtes mobiles de l’année ; ainsi toujours en 1515, le 1er dimanche après Pâques, appelé « Quasimodo », était le 15 avril, la fête de l’Ascension était le 17 mai et celle de la Pentecôte, le 27 mai.

Trois erreurs se sont glissées dans l'Almanach :

  1. Pour l'année 1513, la date réelle de Pâques est le 27 mars et non le 17,

  2. Pour l'année 1516, la date réelle de Pâques est le 23 mars et non le 22,

  3. Pour l'année 1519, la date réelle de Pâques est le 24 avril et non le 23.

Il s'agit sans doute d'erreurs de typographie.

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