28. Hymne : patris sapientia, veritas divina

Cette hymne est attribuée à Egidio da Colonna (1245-1316), élève de saint Thomas d’Aquin. La traduction est due à l’aimable collaboration de Monsieur Yves Kéler qui en a fait deux versions : une littérale qui figure dans les pages de traduction et une rimée, ci-dessous.

Page 46, Strophe 1 : Christ, divine vérité,

Sagesse et lumière,

Homme Dieu, fut arrêté

À l’heure dernière

De la nuit, vendu, trahi

Par les Juifs hostiles,

Délaissé par ses amis

Et tous ses disciples.

Page 52, Strophe 2 La première heure on conduit

Jésus chez Pilate

Un procès lui fut instruit,

Injuste, à la hâte :

Mains liées, frappé de coups,

Conspué, poussé à bout,

Abreuvé de rage.

Page 57, Strophe 3 Ils criaient tous «Crucifie»,

À la troisième heure,

Le couvrant de moquerie,

Le vêtant de pourpre.

Puis sa tête fut percée

De piquants d’épines ;

Il va, de la croix chargé,

Vers le lieu des peines.

Page 62, Strophe 4 À six heures, sur des croix

Les bourreaux suspendent

Christ et les brigands, tous trois.

Comme on leur commande.

Maculé, taché de sang,

L’Agneau, sans lumière,

Mais un Fils de Dieu pourtant,

Meurt, tué sur terre.

Page 67 Strophe 5 À neuf heures, le Seigneur

En criant : « Eli ! je meurs,

Prends mon âme, ô Père ! »

De sa lance, le soldat

Au flanc le perfore,

Et la terre, alors, trembla,

Sans soleil, obscure.

Page 74 Strophe 6 De la croix on le descend,

                             - l’heure est la dernière -

                             Sur un linceul on l’étend :

                             Sa force est entière !

                                          Il a subi cette mort

                              Pour faire un remède.

                             Lui, la gloire, prend le sort

                             De l’homme : ainsi l’aide.

 Page 79  Strophe 7 Quand le jour fut achevé,

                             À la sépulture

                             Son corps noble fut livré

                             Pour la vie future.

                             L’Écriture est accomplie :

                             Christ aux aromates,

                             Il ne faut pas que j’oublie

                             Ta mort et sa date !

           Strophe 8 Les douze heures de ce jour,

                             Christ, je les habite,

                             J’y repense tour à tour

                             Et je les médite.

                             Car ce que tu as souffert,

                             L’agonie, la haine,

                             M’a pris au cœur, l’a ouvert

                             Pour chanter ta peine.

Les deux dernières strophes de cette hymne ne figurent pas dans le livre d’heures.

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