La traduction et ses problèmes

Pour sa traduction, ce livre d’heures peut être divisé en deux grandes parties.

Les cent trente premières pages contiennent uniquement des offices toujours pratiqués de nos jours ; il suffit de trouver dans les livres liturgiques actuels celui auquel appartient le texte à traduire, ce qui pose quelques problèmes sans tables d’incipit[1] complètes. Dans l’index bibliographique, sont mentionnés les références des ouvrages utilisés.

La quarantaine de pages de la seconde partie de l’ouvrage est consacrée à des prières spécifiques aux livres d’heures de l’époque qui ont disparu de l’usage, sans doute vers la fin du XVIe siècle, et n’ont apparemment jamais été traduites en français, alors que sur Internet on peut trouver des traductions en langue anglaise. Nous en donnons donc une version littérale faite par nos soins avec l’aide d'un moine latiniste de l'Abbaye Sainte Madeleine du Barroux.

Dans toute la mesure du possible, nous avons respecté la traduction, scrupuleusement page par page, mais le texte latin est toujours plus court que la traduction en français, d’autant que, selon l’habitude des copistes médiévaux, le texte latin comporte de nombreuses abréviations qui surprennent le lecteur peu ou pas familiarisé avec les textes de cette époque. Un exemple suffit à le prouver : Ave Maria, gracia plena est traduit par : Je vous salue, Marie, pleine de grâce ; 24 caractères en latin en exigent 37 en français. D’autre part, la place des mots dans la phrase latine n’est pas la même que dans le texte en français ; un respect intégral, mot à mot, est donc impossible. Nous avons donc recherché un certain équilibre tout en permettant une lecture aisée en terminant une page sur une fin de phrase.

Quelques abréviations difficiles à interpréter :

·     Antiphona, abrégé sur l’original par aña. ou par ān. signifie « Antienne » que nous avons traduit systématiquement par Ant.

·     Versus, Verset, est représenté par l’abréviation usuelle dans les livres liturgiques, V., de, même, Répons, devient R.

L’usage du caractère gras permet une lecture plus aisée, d’autant que le saut de ligne n’est que rarement possible, faute de place.

En revanche, nous avons donné les références de certains textes pour les identifier aisément, comme le numéro des psaumes ou les citations de la Bible. Ces ajouts sont placés entre « crochets carrés » […], selon l’usage de la publication de textes.

Dernier point, les indications pour la célébration d’un office sont écrites en italique.

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[1] Un Incipit est le ou les premiers mots d’un texte qui forment comme le nom du morceau, par exemple l’Ave Maria ou le Pater.