Le livre d’heures publié ci-après

Ce livre d’heures est un ouvrage au format in-8° allongé ; ses dimensions exactes sont de 185 X 120 millimètres. Il a été relié au XIXe siècle, ce qui accroît son format de 5 millimètres par côté. Il est constitué de onze cahiers de quatre feuillets de deux folios, soit en tout 176 pages. Chaque feuillet porte une signature de 1 à 4 par cahier ; chaque cahier est identifié par une lettre de « a » à « l », sauf le « j ». La première page de chaque cahier porte, en plus de la signature la marque « R0 », identification de cet exemplaire.

Ce livre est imprimé avec une police de caractères en cursive gothique bâtarde de très belle facture ; les lettres sont très nettes, sans bavure d’encre et parfaitement lisibles. La page comporte trente-trois lignes d’impression ; les marges sont assez petites, sans aucune ornementation. La langue utilisée est le latin avec de nombreuses abréviations, déroutantes pour le néophyte, mais très usuelles. Seules huit pages sont écrites en français : les trois premières, une très longue oraison à Notre Seigneur Jésus-Christ, débutant au bas de la page 169 et se terminant en haut de la page 172, enfin la dernière page contenant le sommaire de l’ouvrage.

Comme tous ces livres d’heures, celui-ci contient des illustrations : dix-neuf miniatures en pleine page émaillent le document. Ce sont des images, placées dans un cadre, dont l’ébauche, imprimée à l’aide d’une gravure sur bois, est rehaussée de couleurs sans doute appliquées à l’aide de pochoirs adaptés à chaque couleur,  permettant ainsi de donner de nombreuses nuances. Ces représentations sont de très bonne qualité, le plissé des robes est tout à fait remarquable et la fraîcheur des coloris, après plus de cinq siècles d’existence, est à souligner.

À côté de ces grandes enluminures, les autres illustrations et ornements sont d’une facture beaucoup plus ordinaire. Vingt-six petites miniatures, la plupart à l’effigie des saints, sont assez grossièrement esquissées ; les attributs spécifiques à certains personnages sont difficilement reconnaissables. Il en est de même pour les lettres ornées que l’on a souvent peine à identifier avec certitude, sinon par le contexte.

En résumé, ce livre d’heures est un très bel objet dont l’état de conservation est à souligner ; peut-être est-ce dû à la reliure du XIXe siècle.

Page précédente     Page suivante     Sommaire