La fabrication matérielle du livre

La première opération consiste à composer ligne à ligne chaque page du texte à l’aide de caractères typographiques mobiles en laissant la place libre pour les différents éléments constituant l’enluminure : lettres ornées, miniatures, pieds-de-mouche, bouts de ligne etc…qui sont très nombreux dans celui qui nous intéresse. Une fois plusieurs pages successives ainsi réalisées, il s’agit de constituer le châssis d’impression qui compte dans le cas présent huit pages par face de la feuille de vélin, donc seize pages recto verso.  En effet, cet ouvrage est un in-octavo.

 

 Ci-dessus, la répartition des pages du recto de la première feuille

   

 Ci-dessus, la répartition des pages du verso de la première feuille.

 Sur chaque face, les pages sont placées tête-bêche, comme l’indique les flèches. Les quatre mentions A1, A2, A3 et A4 appelées « signature », désignent la première page de chacun des feuillets qui forment le premier cahier du livre, après pliage ou coupe à plat en quatre par le milieu, horizontalement et verticalement.

Il semble plus probable, en effet, qu’avec une feuille de vélin dont la rigidité est plus grande que celle du papier, la coupe est été préférée au pliage.

Pour bien comprendre cet aspect technique, il est judicieux de prendre une feuille de papier ordinaire, format A4 actuel par exemple, et de la plier trois fois de suite en deux par le grand côté ; on obtient ainsi un petit cahier de seize pages.

Une fois les quatre feuillets découpés et pliés par le grand côté, le cahier est constitué en les emboîtant les uns dans les autres et en les cousant.

Ce livre est composé de onze cahiers de ce type reliés entre eux, ce qui fait bien les 176 pages dénombrées.

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